C’est un choix délibéré survenu à la naissance du club en 2008 : le Team agrès Val-de-Ruz se focalise uniquement sur une spécialité propre à la gymnastique helvétique : les agrès. Pour mémoire, la discipline ne débouche sur aucune compétition internationale. Elle est peut-être moins astreignante que la gymnastique artistique proprement dite, mais les exigences et la technicité du sport demeurent. Ce sont uniquement les engins qui diffèrent. Les compétitions féminines aux agrès en comprennent quatre : anneaux balançants, barre fixe, saut avec mini trampoline et sol sur une ligne.
Double championne nationale, en 2011 et 2013, Océane Evard reste historiquement toujours la figure de proue d’un club vaudruzien qui est uniquement ouvert aux filles et qui se concentre sur la compétition : « La maîtrise de la technique est une chose, mais il ne faut pas négliger toute l’apprentissage corporelle de base qui va avec. Le souci est d’éviter des blessures », relève Sylvie Richard. La présidente du Team agrès évoque sans nostalgie la grande époque de la gymnastique aux agrès neuchâteloises, qui trustaient les titres sur le plan national. La concurrence, notamment alémanique, est aujourd’hui beaucoup plus féroce. Peu importe ! Le Team agrès Val-de-Ruz va de l’avant. Entraînées par un duo de coaches, Claude Amez-Droz et Naimi Rouvinet, les quatre gymnastes neuchâteloises qui ont représenté le canton aux championnats nationaux féminins individuels provenaient toutes du club. Il s’agissait de Louanne Grétillat, Roméa Pellaton, Loïse Frütiger et Heloïse Guye-Bergeret. Quatre gymnastes qui ne sont peut-être pas montées sur le podium, mais qui soit dit en passant avaient aussi toutes obtenues l’été dernier, une distinction lors de la Fête fédéral de Lausanne. Roméa Pellaton a d’autres part été vice-championne romande et Héloïse Guye-Bergeret était montée sur la troisième marche du podium.
Le Team agrès Val-de-Ruz persévère dans une voie qu’il s’est tracée dès sa naissance. Et rien n’indique qu’il ne fêtera pas à nouveau un jour une consécration nationale : « On continue à travailler pour atteindre à nouveau ce niveau », conclut avec enthousiasme Sylvie Richard. /pif